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Barga, uno dei più bei borghi d'Italia

Mis à jour : mars 18

L'ORA di BARGA


Giovanni Pascoli

Al mio cantuccio, donde non sento se non le reste brusir del grano, il suon dell'ore viene col vento dal non veduto borgo montano: suono che uguale, che blando cade, come una voce che persuade.

Tu dici, E` l'ora; tu dici, E` tardi, voce che cadi blanda dal cielo. Ma un poco ancora lascia che guardi l'albero, il ragno, l'ape, lo stelo, cose ch'han molti secoli o un anno o un'ora, e quelle nubi che vanno.

Lasciami immoto qui rimanere fra tanto moto d'ale e di fronde; e udire il gallo che da un podere chiama, e da un altro l'altro risponde, e, quando altrove l'anima è fissa, gli strilli d'una cincia che rissa.

E suona ancora l'ora, e mi manda prima un suo grido di meraviglia tinnulo, e quindi con la sua blanda voce di prima parla e consiglia, e grave grave grave m'incuora: mi dice, E` tardi; mi dice, E` l'ora.

Tu vuoi che pensi dunque al ritorno, voce che cadi blanda dal cielo! Ma bello è questo poco di giorno che mi traluce come da un velo! Lo so ch'è l'ora, lo so ch'è tardi; ma un poco ancora lascia che guardi.

Lascia che guardi dentro il mio cuore, lascia ch'io viva del mio passato; se c'è sul bronco sempre quel fiore, s'io trovi un bacio che non ho dato! Nel mio cantuccio d'ombra romita lascia ch'io pianga su la mia vita!

E suona ancora l'ora, e mi squilla due volte un grido quasi di cruccio, e poi, tornata blanda e tranquilla, mi persuade nel mio cantuccio: è tardi! è l'ora! Sì, ritorniamo dove son quelli ch'amano ed amo




L'HEURE DE BARGA

Dans mon petit coin d'où je n'entends rien

si ce n'est le bruissement du blé,

le son de l'heure arrive avec le vent

d'un village de montagne caché :

son doux, qui descend léger,

comme une voix qui persuade.

Tu dis, c'est l'heure, tu dis, il est tard,

voix qui tombe légère du ciel.

Mais laisse moi encore un peu regarder

l'arbre, l'araignée, l'abeille, la tige,

choses qui ont plusieurs siècles ou un an

ou une heure, et ces nuages ​​qui s'en vont.

Laisse moi rester ici immobile

parmi tant de mouvement d'ailes et de rameaux ;

écouter le coq qui d'une ferme

appelle, et d'une autre un autre répond

et, quand ailleurs l'âme se fixe,

les cris d'une mésange qui querelle.

Et l'heure sonne encore, et m'envoie

d'abord un cri d'émerveillement

qui résonne, puis avec sa douce

voix comme avant parle et conseille,

et grave grave grave m'encourage :

et me dit, il est tard; et me dit, c'est le moment.

Tu veux que je pense donc à revenir,

voix qui descend légère du ciel !

Mais qu'il est bon ce peu de jour

qui me traverse comme à travers un voile

Je sais qu'il est temps, je sais qu'il est tard;

mais encore un peu laisse moi regarder.

Laisse moi regarder dans mon coeur,

laissez-moi vivre dans mon passé;

s'il y a toujours cette fleur sur la ronce,

si moi je trouve un baiser je n'ai pas donné !

Dans mon recoin d'ombre solitaire

laisse-moi pleurer sur ma vie!

Et l'heure sonne à nouveau, et sonne la cloche

deux fois presque fâchée,

et puis, revient, douce et calme,

me convainc dans mon recoin :

il est tard ! c'est l'heure ! Oui, revenons

où sont ceux qui aiment et que j'aime.



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Toutes les photos sont de

 Bernard Nardini